13.10.2009

Sarkozy – Après 3 ans de Campagne !

Nous voilà à mi-mandat de cette Présidence. Il est donc toujours temps, de faire un point, pour voir ce qui à déjà été fait et de ce qui reste devant nous. Ce qui caractérise en premier cette mandature, c’est que nous assistons depuis 3 ans à une campagne électorale perpétuelle. C’est ce qui lui permet d’être en permanence visible, mais ce qui le met continuellement en première ligne, captant à la fois les caméras pour son besoin de reconnaissance, effaçant tout ministre, même le Premier. Mais se retrouvant sous les projecteurs pour tous et n’importe quoi.

 

Restons un peu sur ce nouveau principe, le Président est seul aux commandes, enfin c’est ce qu’il montre ! Eclipsant tous les membres du gouvernement, laissant d’avantage parlé plus facilement Monsieur Henri Guaino son Parolier, que François Fillon son Premier Ministre.

 

En Sarkozy, on ne voit qu’une seule tête celle du chef, quitte à faire passer les ministres pour d’insignifiant personnage obscure, qu’on oubli très vite…

 

2 ans et demi de mandature, mais 3 ans de campagne non stop. Le prétendu Président, est en campagne perpétuelle, même entre deux rendez-vous électoral, il n’a pas réussi à faire de son élection, un acte fondateur, une prise de fonction qui devrait être naturellement tournée vers la France et l’ensemble de tous les Français. Il reste l’ami des puissants qui l’ont soutenus et surtout celui d’un camp contre tous les autres !

 

Se croyant en campagne, il continu de faire des promesses, de prendre position, comme un candidat qui dit que demain : « çà va changer » … Alors qu’en réalité tout continu comme hier…

 

On a parfois l’impression qu’il ne sait pas qu’il est là, pour guider la France, il ordonne et sa majorité s’exécute, tant bien que mal. Le fait de guider devrait l’obliger à prendre du recul, à chercher à faire l’unité avec l’ensemble des Français et tous ceux qui vivent sur notre territoire. Mais au lieu de cela il tranche dans le vif et ensuite fait envoyer des échos par ses vassaux et les média, pour faire entendre qu’une seule voix, la sienne. Point de débat, à chaque fois que les députés ou les sénateurs se montrent rétifs, il trépigne et montre son courroux.

 

Mais alors en 2ans et demi qu’à t’il fait de bien ? Car on ne peut imaginer qu’il n’est rien réussi faire, avec tous l’énergie qu’il dilapide sans cesse !

 

La crise économique : Il à refuser de la voir venir. Alors qu’il était encore en pleine campagne et qu’aux états unis, la crise des subprimes commençait, il parlait que les Français devaient s’endetter et son premier acte à été de faire le bouclier fiscal avant que la crise ne commence à exploser sur les marchés financiers! Un bouclier qui à fait baisser un peu plus les subsides de l’état, donc qui à abaisser nos moyens d’action.

 

Les gestes symboliques : A peine élu, il est parti en vacances, non pour se reposer, mais pour montrer sa nouvelle place dominante, tenue grâce à ses amis richissimes. Avion et bateau Privés, Maison prêtée, Restaurant prestigieux… Tout à été bon, pour montrer sa réussite. L’agacement qu’il est capable de susciter dans le monde entier en s’intéressant plus au stylo qu’au texte qu’il signe, le fait de soutenir un Président Bush honni du reste du monde, ses déclarations à l’emporte pièce sur les autres dirigeants, qu’il définit de facto de moins important, moins capable que lui, pousse la France dans une image d’un pays gouverner par un môme !

 

Sa vie privée : Il joue la carte de la vie privée, pour les besoins de ses démonstrations. Mentant là aussi, comme sur le reste, faisant croire à ce que les Français pourraient attendre et oubliant ainsi de dire que sa femme et lui sont en plein divorce, pour ne montrer qu’une famille unie et donc forte. Cecilia, par ci, Cecilia par là, ses enfants, sa lignée, étendue devant tous, comme si en l’élisant, la France avait choisit plus qu’un Président, une famille, une dynastie. La forme remplace le fond, ici comme ailleurs. Rien ne lui est impossible, ni de répudier sa femme en plein mandat, ni de mettre son fils en avant là où il siégeait au par avant.

 

Le Travail et les Travailleurs : Cheval de bataille de sa campagne de toujours, le mérite, la valeur de ceux qui se lève tôt pour travailler, son impressionnant capacité à être là tout le temps et partout. Tout son discourt sur ces valeurs sont mis à bas, par chacune de ses décisions. Car finalement la finance lui parait bien plus importante que les travailleurs. « Travailler plus, pour gagner plus », ce mot d’ordre assené durant toute sa campagne, est mort dans l’œuf. Car la France est divisée en deux ! Il y a ceux qui trime et ceux qui sont au chômage. Et plus les premiers croulent sous le travail, plus les second croulent sous la pression. Promettant monts et merveilles aux salariés dans la tourmente des fermetures d’usine. Il n’a rien fait finalement pour contrecarrer les grands plans internationaux.

 

La France : Il n’a jamais aimé la France, ni même le peuple Français et encore moins ceux qui viennent jusque chez nous pour y vivre ! Il rêve depuis toujours des états unis, des states ! De ces principes, que l’avenir appartient à ceux qui la prenne en main et que malheur à ceux qui sont branque ballés par le cour du temps, qui sont laissé pour compte. L’état, la position de Président, qui l’obligerait à se sentir Président de tous les Français, il semble bien en avoir que faire. Il veut transformer la France, comme si il voulait la transformer en 53e état des Etats Unis d’Amérique ! Il réforme ainsi la Justice, la santé, les universités, après avoir sévit dans la police et dans l’économie. L’image même de la France dans le monde, qui a souvent été un acteur pondérant des grands moments de la fin du 20e siècle, un arbitre qui fait entendre une autre chanson, que l’air en vogue, il s’en contre fout ! Il veux une France va t’en guerre, prompt à soutenir le milieu financier, ou le travail est un carcan, ou l’ont ferme les frontières aux étrangers, ou l’on se radicalise, plutôt que d’ouvrir des débats. Une France, qui se prend en si grande estime de son surmoi, qu’on ne sait plus si il parle bien de la France ou de lui !

 

L’Avenir : Sachant que tout à une fin, ou qu’il aura une autre vie après. Il met ses amis un peu partout. C’est pas le premier à le faire, çà c’est sur. Mais il va plus loin que tous les autres avant lui. Surtout il fait de ses choix un acte fondateur de sa présidence. Il ne fait pas que se permettre, il donne à cette action, une marque de sa volonté. Il rend par ces choix, une volonté de démonstration de son pouvoir personnel. Mentant sur des avis qui ne lui sont pas donnés, créant des entreprises sur mesures, pour des hommes de paille qu’il sélectionne avant même que les entités soient figées. N’oubliant pas son fils, qui entre deux jugements, devient son second en tout point. Le mettant à sa place, des fois qu’un autre puisse vouloir la place. L’avenir de la France, quand en parle t’il ? Dans ses discours et pas ailleurs !

 

Les Finances Publiques : Depuis sont élection il à bien fait entendre, que le déficit n’était pas de rigueur. Comme si par son train de vie, les trous du budget allaient se combler automatiquement. Alors il creuse les déficits, la crise lui donne une bonne raison pour çà, mais de toute façon, sa gestion financière de la France, ne peut conduire qu’à un déficit croissant. Sa vision est obstruée par le besoin de démonstration. Son attachement au capitalisme fait, qu’il vend tout les meubles de la république, donnant ainsi les bienfaits construit par les Français à quelques amis et réduisant d’autant les possibilités de la France d’air dans son budget. Il prêt aux banques pour les soutenir dans une crise dans laquelle ils sont seuls responsable, mais leur permet de rembourser à moindre frais et sans chercher à les contrôler.

 

Un Président qui fait du vent ! De l’esbroufe ! Qui fait de ses démonstrations une action, alors qu’en réalité, il ne fait que surfer sur les choses. Son Projet Grand Paris est une des démonstrations de son incapacité à entrer dans le cœur des choses. Il reprend un projet de trente ans, pour faire croire à une nouvelle idée et tout cela pour cacher un calcul uniquement politique. Un découpage électoral.

 

Il aurait put, utiliser ce moment, pour faire un vrai projet, lancer des actions profondes, mais sa volonté est tellement de survoler, que des projets dispendieux en énergie, ne font que montrer le creux du fond ! Les démonstrations d’Architecte, qui ne vont pas plus loin que des images sans sens commun avec le réel, le manque de dialogue avec la population, le renforcement d’un cœur Grand Paris, qui se retrouverait ainsi en situation de force vis-à-vis du reste de l’Île de France. Tous son projet de remembrement de la France, dans de grande région qui ont déjà 20 ans de retard sur celles de l’Europe. Son Grand dessein, n’est qu’un hymne à l’aveuglant vide de sa volonté !

 

Son plus grand problème est le manque de potentiel face à lui. Aujourd’hui, aucun nom sur les lèvres, pour venir proposer autre chose. Plein de possibilité ouverte, mais rien de bien concret, rien qui soit aujourd’hui organisé pour tenir fasse à la Machine Sarkozy. Ce n’est pas vraiment de sa faute. Ce n’est pas lui qui désorganise les autres partis, mais bien son accélération, alors que tous les autres, sont en perdu en pleine tergiversation et en retournement d’intérêt ! Son ouverture de théâtre avec ses ministres de Gauche, pas plus utiles à la France que lui-même ! Mais face à çà … Rien ou presque !

 

C’est certainement ce manque de solution, qui fait qu’il ose tout, car il ne risque pour le moment rien. Sauf que le peuple en souffrance, en perdition de ses acquis et sa vision de demain, peuvent choisir leurs voies et leurs avenirs sans personne. Au risque de faire des choix les plus destructeurs.

 

Après lui le déluge, après lui une France financièrement exsangue, après lui, il ne voit que lui ou peut être un de ses descendants.

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